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Enfants de France

Enfants de France, les mal aimés…

 Par Guy Labouérie. Brest, le 26 janvier 2014.© 

Guy Labouérie

Les Français aiment-ils leurs enfants ? Posée individuellement à leurs parents, du moins tant qu’ils veulent bien vivre ensemble, ces derniers répondent affirmativement à la question. Il y a des parents, des familles et bien des gens généreux qui aiment leurs enfants et les enfants de notre pays, mais au niveau collectif ce n’est pas ce que l’on constate. Trop d’indices révèlent sinon un désamour au moins un désintéressement ou une indifférence de plus en plus évidents à leur égard. Cela provient de loin, de très loin, les enfants dans la plupart des cultures ayant souvent été considérés comme des gêneurs. Les témoignages sont innombrables malgré les efforts du christianisme un des premiers à avoir reconnu l’importance des « petits.» Ce sera toutefois gâché par une attitude vis-à-vis des filles, favorable sur certains points comme le recul de l’âge du mariage et la condamnation de la polygamie, mais très en retrait par rapport à leur situation globale dans le monde des hommes qui règne depuis quelques centaines de milliers d’années. La femme y est l’objet de l’homme et avant d’être mère elle doit être le confort de son mari, l’enfant éventuel, mourant d’ailleurs en nombre jusque dans les années cinquante, étant toujours considéré comme un embarras ou une maladresse.

Sans entrer dans toute l’histoire des rapports enfants/adultes dans notre pays contentons-nous, puisque notre ministre de l’éducation prétend que notre histoire commence seulement en 1789, d’indiquer quelques événements qui ont suivi, en rappelant toutefois aux esprits distraits qu’une des grandes idoles prérévolutionnaires – Jean-Jacques Rousseau -  a abandonné ses cinq enfants les uns après les autres, marque sans ambiguïté d’un désintérêt pour les petits en l’occurrence les siens, ce que l’on retrouvera plus loin.

Le premier est la levée en masse succédant à la suppression des milices, demandée par le peuple, qui se traduira ultérieurement par le service militaire. Avec de très nobles arguments, et parfois quelques avancées sur certains points comme le contrôle de la santé des seuls garçons, les filles ne devant pas en avoir besoin pour coudre et tricoter, cela conduira à faire massacrer la génération montante sous le Premier Empire puis bien pire encore dans  les horreurs avec l’immense hémorragie de 14-18 dont psychologiquement, moralement et spirituellement nous ne nous en sommes pas encore remis. Quelle qu’en soit la raison, et pire encore quand il n’y en a pas, il est ahurissant que l’on ait accepté pendant plus d’un siècle, contre la volonté du pays toujours opposé aussi bien aux milices qu’au service militaire, que les jeunes gens non aguerris devaient se sacrifier pour sauver leur pays plongé par les adultes dans une situation guerrière qu’ils ont provoquée ou laissée survenir. Cela a quelque chose d’étrange, de malsain, de dictatorial et de profondément méprisant.[1] Dans le monde animal ce sont les adultes qui défendent leurs petits, manifestement pas chez nous puis dans toute l’Europe, où ils furent baptisés de « chair à canon »… à renouveler dans les nuits de Paris disait Napoléon! Il faudra des centaines de milliers de morts et des millions de blessés pour qu’on en revienne tardivement à ce que faisaient déjà les démocraties : des professionnels complétés si nécessaire par le volontariat.[2]

Pourtant un certain nombre de penseurs, en particulier le Comte de Guibert, colonel et membre de l’Académie française, avaient mis en garde sur les risques et dangers d’une « nation en armes » laissant prévoir avant même la Révolution dans quels drames cela allait nous conduire dès lors que toute l’Europe pour ne parler que d’elle allait la suivre sur cette voie qui il y a bien longtemps avait déjà fait le malheur des Hébreux.[3] 

Quoi qu’il en soit un deuxième élément allait souligner le peu d’importance des Français pour leurs enfants qu’on retrouvera tout au long du XXe siècle dans une démographie quasiment plate faisant intervenir, outre peut-être le dégoût de la chose militaire après 1815, le développement économique du pays avec les diverses facilités favorisant un certain égoïsme. Il allait s’y ajouter, provenant d’un socialo-marxisme mal assimilé à tendances totalitaires, l’idée que c’est à l’État à assumer d’abord l’instruction puis l’éducation des enfants comme si les parents étaient réputés incapables et les religieux de dangereux contre-patriotes. Sans aller, au début du XXe siècle, à ce que dira plus tard Staline « les professeurs doivent être des ingénieurs des âmes », les politiciens français allaient s’emparer de manière bien peu démocratique de la plupart des leviers de l’enseignement gratuit et obligatoire. On en connaît l’histoire et les rebondissements sur lesquels il n’est pas utile d’insister sinon pour s’étonner que nous acceptions de voir sortir de ce passage obligé par nos écoles publiques des dizaines de milliers de garçons et de filles ne connaissant ni leur langue ni leur histoire, celle de la France et non celle du pays de leurs parents ou grands-parents immigrés à qui doit revenir la tâche de les leur apprendre. C’est ce que font les Asiatiques de façon remarquable dans l’ensemble, particulièrement les Japonais. Comment un pays peut-il accepter sinon par le mépris d’une grande part de sa jeunesse que les seuls arguments pour améliorer cette situation soit toujours plus d’argent et de professeurs dans un système unique, qui depuis plus de trente ans fait preuve de son échec ? A cet égard rappelons les déclarations de ce dangereux ministre actuel de l’éducation : «… l’école a un rôle fondamental puisqu’elle doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transubstantiation qui opère dans l’école et par l’école cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi.»[4] ignorance, mépris de tout ce qui précède et intolérance pour qui sont aujourd’hui les jeunes français dans toute leur variété, leurs aspirations et leurs conditions de vie. Que les professeurs, et surtout leurs syndicats ne se soient pas révoltés contre de tels propos et leurs prévisibles conséquences montre qu’eux-mêmes ont une attitude analogue vis-à-vis de ceux qu’ils doivent enseigner : périssent les milliers d’enfants français, malheureux, mal orientés, passés à la moulinette d’un système qu’ils ne comprennent pas toujours plutôt que des principes idéologiques chéris par les politiciens et les syndicats tandis que sur le terrain nombre de professeurs et de bénévoles tentent de réduire au minimum le malheur de nos enfants...

Faut-il que ces enseignants soient complètement décalés de la réalité pour ne pas percevoir qu’il sera impossible à ces garçons et filles de trouver le moindre emploi, y compris dans la fonction publique, et plus encore de s’intégrer dans notre pays! Faut-il qu’ils aient un profond mépris pour ces enfants de nos villes, car c’est heureusement moins vrai de nos campagnes, pour les lancer comme cela dans la vie sans avoir le moindre souci de leur donner cette clé première de l’intégration dans notre société, son langage, ses mœurs, ses valeurs, sa culture. Il ne s’agit pas seulement des enfants d’immigrés mais tout autant d’une foule de plus en plus nombreuse de ceux qui, dit-on de souche, sont complètement perdus face à l’évolution des adultes de nos sociétés. Il est vrai que l’instauration du collège unique, cette solution totalitaire, n’a fait qu’aggraver la question! C’est aussi dans ces syndicats qu’on rencontre les plus fermes partisans d’une ségrégation financière entre les enfants de l’école dite publique et ceux des enfants des écoles privées... au nom probablement de l’Égalité et de la Liberté inscrites sur le fronton de nos monuments publics…

Il y a hélas ! un autre désintérêt, global, vis-à-vis des enfants français de nos banlieues qu’on laisse à la merci de coutumes et de contraintes qui n’ont pas lieu d’être dans notre pays. Le plus étonnant est de voir les plus hautes autorités de l’État cautionner la non application des lois de la République sur la polygamie africaine, celle des Maghrébins étant à peu près en voie de disparition, question qui pourtant n’aurait jamais dû se poser. Sur ce point, alors que les observations et les études sérieuses marquent sans ambiguïté les immenses difficultés des enfants de ces foyers, on laisse aller parce que l’on a préféré depuis trente ans ne pas faire de peine au président du Mali ou à ceux d’autres pays d’Afrique au mépris des droits de tout enfant en France, et indirectement de leurs mères, d’avoir un foyer correspondant aux idéaux de la République et aux Droits de l’homme que l‘on ne cesse par ailleurs de proclamer. Si l’on n’a pas le courage de changer et de revenir aux Lois de la République il faudrait au moins éviter les discours lénifiants sur les différences culturelles! Nous sommes en France, pas au Mali ou ailleurs. Mais il ne faut surtout pas déplaire aux groupuscules libertaires et pseudo-révolutionnaires habituels qui font si peur! Combien de nos augures ont-ils eu le moindre contact réel avec des femmes et des enfants de polygame non seulement en France mais aussi dans le pays d’origine parfois lointaine? S’imaginent-ils que c’est la même chose que d’avoir une ou deux maîtresses, voire une ou deux familles à l’exemple d’un ancien président? Ont-ils la moindre idée des conditions matérielles dans lesquelles vivent ces familles “illégales” chez nous et de la douleur de leurs enfants qui nés sur place sont français? Il est tout aussi désolant de voir des organisations, pleines de bon vouloir, endosser ce type de raisonnement, comme leurs prédécesseurs avaient endossé la tunique d’avocats des mutilations sexuelles des filles avant de se rendre compte du désastre humain que cela représente. Mais dans quel pays vivons-nous? Et qu’est-ce qu’aimer un enfant? Il est inutile de dépenser des milliards si l’on n’est pas capable de reprendre la réflexion sur ce sujet sans vue partisane et sans préjugés socio-psycho-parano-idéologiques... généralement fondés sur une ignorance abyssale, car la non information est à la base de toutes ces erreurs. Faut-il rappeler l’indifférence des pouvoirs publics pendant des décennies devant la situation faites aux filles dans les cités d’immigration, situation allant jusqu’à d’horribles crimes en passant par des viols collectifs camouflés pour ne pas heurter la sensibilité des bonnes âmes en “tournantes », et l’imposition d’un “uniforme” obligatoire, sans liberté de circuler ni d‘aimer! Comment a-t-on pu accepter que des milliers de jeunes françaises soient contraintes à des mariages arrangés qui se traduisent par un viol initial puis par le malheur de ces femmes et de leurs enfants? Les témoignages ne manquent pas et les demandes d’intervention de nombre d’enseignantes pour protéger, à leur demande, leurs élèves, citoyennes françaises, en les empêchant de partir à l’âge de 15 ans au pays où l’on va les marier, n’ont que rarement été entendues... Ce ne sont que des filles et ce sont leurs coutumes n’est-ce pas?  On ne va quand même pas se fâcher avec le Maghreb et l’Afrique. L’indifférence c’est  plus simple et tant pis pour elles.

En dernier lieu il faut en venir à ce qui est advenu dans notre pays depuis 1945 laissant de côté la question de l’éducation nationale déjà abordée. Conséquence des souffrances de la guerre et du développement des richesses matérielles à travers les trois glorieuses, a explosé la notion d’État providence cher à tous les progressistes sans nuances qui n’ont pas compris qu’ils allaient entraîner le pays dans une double spirale déliquescente, financière d’abord avec une dette sans fin, mais surtout ensuite celle au centre de laquelle vont se trouver nos enfants. En effet sous l’influence de socio-philosophes de pacotille issus de Mai 1968 l’augmentation de la richesse matérielle a abouti à un individualisme forcené mâtiné d’un matérialisme et d’un relativisme de plus en plus obsessionnels tandis que les développements technologiques mis à la portée de tous ont favorisé non seulement un affadissement de l’éducation familiale mais une indifférence des adultes à ce qui peut arriver à leurs enfants dans divers domaines. Est-il acceptable de voir le pourcentage d’enfants de 8-10 ans qui sont tous les soirs devant leur télévision y compris pour des films pornographiques ? Est-ce comme cela qu’ils sont préparés pour demain ? Et ne parlons pas de la drogue dans collèges et lycées  sous l’œil « amusé » de trop de médecins et d’hommes politiques sous prétexte qu’ils en ont profité dans leur jeunesse et que cela ne leur a pas été nuisible… alors qu’il n’y a guère qu’eux pour le croire !

La réalité la plus brutale, assumée par la droite comme par la gauche qui ne cesse d’accélérer les choses depuis deux ans, c’est l’infantilisation progressive de la population, particulièrement celle des adultes en les transformant en assistés pour toutes leurs activités y compris les plus répréhensibles. En même temps on fait croire aux enfants qu’ils sont adultes de plus en plus tôt les mettant souvent dans des situations où ils se sentent peu à l’aise voire malheureux mais où la responsabilité des adultes est écartée. La publicité le marque bien. Ce sont presque toujours les enfants qui y mènent la danse étant entendu que dans la quasi-totalité des cas les adultes ne comprennent rien à leurs chers petits, et la plupart du temps à peu près rien à ce qui leur est montré, étant de plus incapables de rappeler leurs rejetons à un minimum de « distance » pour ne pas employer le mot ringard de « respect ». Tous copains, tous enfants! Il paraît que c’est très amusant et que c'est la marque d‘une certaine modernité! Ce n’est malheureusement pas ainsi qu’on les prépare à entrer sur la planète mondialisée tandis que les adultes vont de succédanés en succédanés entraînés vers le « toujours plus » présenté comme l’aboutissement de leur vie. Ce n’est évidemment pas le cas de notre seul pays même si notre invraisemblable désir d’exception ne fait qu’en rajouter. Tout l’Occident en est frappé malgré les efforts de certains dans les divers domaines d’activité et de réflexion de nos pays. Contrairement à ce que nous croyons ce n’est pas parce que nous sommes riches, d’une richesse malheureusement de plus en plus uniquement matérielle que nous nous sortirons sans difficulté des nuages qui se lèvent à l’horizon même s’ils sont limités pour le moment aux divers terrorismes. Où va-t-on trouver les ressources morales indispensables à la poursuite de notre aventure française, européenne et occidentale si nous tombons de plus en plus dans cet oubli de l’avenir que sont nos enfants?

 Ajoutons-y la violence de trop d’hommes pour leurs compagnes et leurs enfants, mais cela ne sert de rien. Le « courage » séculaire de nos élus face à l’alcool, première cause de ces violences insupportables qui détruisent psychologiquement les enfants, le montre bien! Même chose pour le non-paiement des pensions alimentaires dont les enfants sont les premières victimes, il n’est que de voir les abonnées aux divers centres d’aide et de secours. On peut de même se poser bien des questions sur cette soi-disant automaticité de la nationalité sous prétexte que la mère a accouché en France. Il s’agit, non pas d’un petit cochon ou d’un petit chien, mais d’un être humain, qui doit avoir son mot à dire ultérieurement et qui en attendant n‘a pas à être catalogué! Il ne lui manque que l’étiquette à l’oreille... Ne nous étonnons pas des résultats. Nous avons perdu tout jugement sur ces sujets. On peut aussi se demander si beaucoup d’adultes accepteraient de devoir changer toutes les semaines de logement comme c’est le cas pour les enfants de la garde alternée au mépris de leurs besoins de sécurité et d’équilibre, à moins que cette solution ne soit réservée à ceux qui auront les moyens de se loger dans des appartements très proches pour que la scolarité de l’enfant ne soit pas perturbée. Si c’est peut-être acceptable dans certains cas, la lecture et l’écoute des médias et de nos politiciens, souvent divorcés, sur le sujet indiquent clairement que c’est le confort des adultes qui compte revenant au bon vieux temps de l’enfant matière consommable! Mais où va-t-on comme cela? Il est vrai que le bon vieux temps où la médecine prétendait que l’enfant ne souffre pas n’est pas bien loin!

L’exemple du Premier des Français jouant, sous prétexte de vie privée, avec un rodéo de concubines en affectant la plus grande indifférence face aux remous entraînés à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, illustre où nous en sommes rendus et pourquoi dès son élection il s’est attaqué à la famille sous toutes les formes possibles depuis les idéologies, les mœurs, les finances,[5] l’éducation, la justice, etc.  Ce faisant s’il pensait distraire les Français d’une situation très difficile,  il a oublié qu’en dehors du « confort » offert parles femmes qui ont partagé sa vie il y a neuf enfants pour qui ces changements et ces déballages doivent provoquer bien des souffrances quels que soient leur âge. Quant à la lâcheté des courtisans de droite et de gauche, ne cessant d’amplifier la nécessité absolue de la séparation public/privé, elle montre l’accord profond de ceux qui nous gouvernent pour cette façon de penser et de vivre participant ainsi à la destruction intime du pays et à son  ridicule à travers la planète.

L’évolution désastreuse de notre pays depuis 1974 a marqué trois éléments terribles pour l’avenir, d’une part la disparition progressive de « valeurs » qui ont construit notre pays, une augmentation continue de notre dette, et le malheur de bien trop de nos enfants, de toutes origines, à travers une habitude du mensonge, de la veulerie face à tous ceux qui veulent détruire les fondements du pays sous prétexte d’une fausse modernité, et au refus d’écouter ceux qui crient « casse-cous ». C’est aussi une des raisons du départ de bien de jeunes gens diplômés ou non qui ne veulent pas de ce système grossier et malheureux, préférant la liberté et le risque du loup au collier encore confortable du chien.  Et pour les mêmes raisons il faudra peut-être bientôt s’interroger sur la diminution de la fécondité des femmes françaises dont nous étions si fiers jusqu’à l’an dernier. C’est aux diverses élites, en particulier à une jeunesse que l’on sent depuis quelques années désireuse d’autre chose que des séries vidéo, d’avoir le courage de rompre avec les snobismes débilitants et infantilisants qui parcourent notre pays et d’indiquer, ne serait-ce que par l’exemple, comment acquérir la maturité indispensable pour envisager sereinement l’avenir. Pour cela il faudrait commencer par suivre les conseils d’une femme de chambre, pardon d’une technicienne de surface, ces femmes qui sont des salariées dignes d‘intérêt quand elles balaient la cour d‘une usine et quasiment des moitiés d‘être humain quand il s’agit d’une maison particulière… Pour les unes comme pour les autres « la seule façon de balayer un escalier c’est de commencer par le haut! » N’hésitons pas à revenir à ces conseils d’une efficace simplicité! C’est à cela que servent les élections. Le changement commence par chacun de nous et le retour sans faiblesse à notre LOI parce que c’est elle qui doit faire notre unité et non pas un jacobinisme stupide où un égalitarisme paralysant le dispute au charlatanisme. Que de gâchis ce manque de courage d’une classe politique et d’une institution judiciaire trop influencées par des idéologies perverses, destructrices de l’être humain, aura pu causer depuis trente ans!

Espérons que ces derniers événements vont nous mettre réellement sur le chemin d’aimer les enfants de France, tous sans exception, en perdant nos habituelles postures d’indignations sélectives et nos malheureuses démonstrations d’impuissances politiciennes sans être obligé, une nouvelle fois, de passer par une révolution qui nous détruirait probablement pour longtemps ! Mais après trente ou quarante ans de mauvaise  politique il faudra beaucoup de temps, beaucoup d’initiatives et d’idées nouvelles  et plus encore de courage. Si la sécurité finale de notre pays repose sur l‘arme nucléaire l’avenir, lui, repose sur nos enfants. Alors aimons-les au sens vrai du terme aimer c’est-à-dire vouloir qu’ils soient plus physiquement, matériellement, intellectuellement, moralement et spirituellement pour eux-mêmes et pour le pays.[6]

Guy Labouérie

[1] Nicolas Polystratu : « Requiem pour un rite » Revue Études, Octobre 1981.

[2] Le service militaire a été aboli le 28.05.1996 par une décision bien peu préparée du président Chirac.

[3] cf. II Samuel 24,1-9 ;  I Chroniques 21,1-5.

[4] Que ne lit-il les premières pages de mémoires de guerre du général de Gaulle. Il s’apercevrait de la pauvreté de sa réflexion comme de sa culture   et de la catastrophe qu’entraîneraient ses idées si nous avions le malheur qu’elles soient appliquées. 

[5] cf. Guy Labouérie : « Un trio maléfique » (01.04.2013).

[6] Il est toujours surprenant d’entendre de « grandes voix » condamner comme inutile, destructeur et sans intérêt ce qu’ont vécu les quelques cent milliards d’humains depuis l’origine de l’homme actuel. Seul un mélange d’orgueil et d’ignorance peut dénier à la totalité du genre humain ce qui le fait homme : un être pensant en trois dimensions physique, psychique et spirituelle. C’est la grande leçon du peuple juif à travers les âges.      


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