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Abdul Aziz Bouteflika sur France 3 Le président algérien Abdelaziz Bouteflika accorde peu d'interviews. A plusieurs reprises depuis son élection, il a reçu notre confrère à Alger, Christian Malar spécialiste du monde arabo-musulman, éditorialiste de politique étrangère à France 3. On ne peut que recommander la lecture intégrale de l'entretien exclusif que le président Bouteflika a bien voulu lui accorder, dont un extrait a été diffusé dans l'édition du 19/20 de France 3 le 27 mars 2004 depuis Alger après un autre reportage consacré à l'Algérie.
Louis Laforge: Abdelaziz Bouteflika officiellement n'est pas soutenu par l'armée et promet des élections transparentes. Je vous propose d'écouter un extrait de l'entretien que le président de la République algérienne a accordé à notre envoyé spécial à Alger, Christian Malar.
Abdelaziz Bouteflika: J'ai pris comme point doctrinal la nécessité de rétablir la confiance à travers des élections transparentes et claires (...) Je tiens à ce que le président soit élu avec le témoignage des organisations internationales, les Nations unies (...) Je veux que la concorde civile devienne une réconciliation nationale. Il faut que les Algériens acceptent l'idée qu'ils n'ont pas de pays de rechange et que par voie de conséquence l'Algérie appartient à tous les Algériens, aussi bien les laïcs que les islamistes (...) Par contre l'approfondissement du dialogue démocratique doit se faire à partir des idées de chacun et nous abordons les idées de chacun sans préjugé et sans à priori.
Christian Malar: Alors, Monsieur le président, après les récentes attaques terroristes qui ont été perpétrées au Maroc, en Turquie et tout récemment à Madrid par les réseaux Al Qaida, quelle solution voyez-vous pour éradiquer le terrorisme ?
Abdelaziz Bouteflika: Nous sommes musulmans et nous ne pouvons pas accepter que l'Islam soit utilisé pour dire que c'est l'Islam de l'extrémisme, l'Islam de l'intolérance. Nous ne pouvons pas l'accepter (...) On ne peut pas expliquer un redéploiement stratégique à l'échelle planétaire par la lutte antiterroriste (...) On ne peut pas non plus confondre la résistance des peuples avec le terrorisme.
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