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La DGSE et la guerre secrète contre le terrorisme Une première à la télévision ! Pour la première fois en effet, la DGSE, la Direction générale de la Sécurité extérieure, a levé une partie du secret sur son Centre d’écoute et d’interception situé à Domme dans le Périgord. Rien à voir avec Echelon, le réseau américain qui couvre lui la planète entière à partir de ses relais éparpillés sur plusieurs continents. L’objectif de ce centre technique des services français est d’intercepter les communications téléphoniques de personnes ou d’organisations qui ont en commun de préparer des attentats. Pierre Babey (*), rédacteur-en-Chef à France 3 spécialiste pour la chaîne française des problèmes de défense a pu se rendre à Domme et voir comment avec Eric Jeannet, Reporter d’Images, ces interceptions étaient organisées. Sujet diffusé le 11 septembre 2003 dans l’édition du 19H20 présentée par Elise Lucet. Elise Lucet : Dans la lutte contre le terrorisme, l’une des armes déterminante utilisée par les Services secrets, c’est l’interception des communications téléphoniques. Interception, mais aussi croisements et décryptage. Pierre Babey et Eric Jeannet ont eu l’autorisation exceptionnelle de se rendre au Centre d’interceptions de la DGSE à Domme en Dordogne ; Un lieu jusqu’alors interdit aux caméras.
Elise Lucet, Rédacteur-en-Chef à France 3 Pierre Babey : Cette conversation s’est réellement tenue la semaine dernière au Moyen-Orient. Elle a été interceptée par les spécialistes de la DGSE.
Monsieur X : En fait, à l’origine, elle a été interceptée à partir d’éléments techniques qui nous donnent à penser que l’on a affaire à des éléments de la mouvance terroriste internationale.
Pierre Babey : En plein milieu du Périgord, un drôle de champs d’antennes et de paraboles. Elles interceptant chaque jour jusqu’à un million de communications. Une véritable tour de Babel quand on passe au mode manuel…Dans la lutte anti-terroriste, il faut absolument parvenir à reconstituer des réseaux, à remonter des filières. Les écoutes de la DGSE y contribuent: décryptage d’une affaire en cours. Ceci par exemple, c’est un cas réel ?
Pierre Babey et madame Y... Madame Y : Oui. Oui, c’est à partir d’un numéro qui nous a été donné par des experts du Contre-terrorisme sur un mouvement radical implanté en Afghanistan. Grâce à ce numéro, nous avons relevé tous ses contacts. Nous les avons identifiés, mis en interception et nous avons remonté tout le réseau grâce à cela.Pierre Babey : Vous voulez dire qu’à partir d’un seul numéro vous êtes en mesure...
Madame Y : En mesure de faire une toile d’araignée, un maillage d’un cas réel…Pierre Babey : D’un cas qui se déroule actuellement ?
Madame Y : Tout à fait.Monsieur " Z ", Directeur du Centre de Domme : D’ici, on peut couvrir une zone très large…
Pierre Babey : Peut-on dire jusqu’où ?Monsieur " Z " : Jusqu’en Asie du Sud-Est par exemple.Pierre Babey : A partir d’ici ?Monsieur " Z " : A partir d’ici.Pierre Babey : Des centres d’intérêt comme par exemple, le Moyen-Orient, l’Afrique sont couverts par ces antennes ?Monsieur " Z " : Oui, entièrement.
Pierre Babey : Au delà de ces paraboles, après ces écoutes commence vraiment la traque au terrorisme sur le terrain. Des batailles au grand jour, mais plus souvent, la guerre secrète.
Elise Lucet : Sachez que ce reportage a été visé par la DGSE pour des raisons de sécurité.
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